
Accusations de détournement de 6 milliards CDF : Willy Mishiki exige la démission de la ministre Raïssa Malu
Le député national Willy Mishiki accuse la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, d’un détournement présumé de 6 milliards de francs congolais liés aux primes des enseignants. Il exige sa démission dans un délai de 48 heures et évoque d’éventuelles poursuites judiciaires.
## Willy Mishiki accuse la ministre Raïssa Malu d’un détournement de 6 milliards CDF
Le député national Willy Mishiki a dénoncé un scandale financier présumé au sein du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, impliquant la ministre Raïssa Malu. Selon ses déclarations, un montant estimé à 6 milliards de francs congolais, soit près de 2,6 millions de dollars américains (au taux de 2 250 CDF pour un dollar), aurait été détourné.
Intervenant lors d’une émission diffusée sur Top Congo FM, l’élu de Walikale (Nord-Kivu) affirme disposer de « preuves accablantes » et de témoignages de syndicalistes confirmant qu’une somme de 20 000 francs congolais aurait été prélevée sur la prime d’environ 300 000 enseignants congolais.
« L’enseignant qui touche déjà un salaire de misère, 20 000 CDF c’est beaucoup pour lui », a déclaré le parlementaire, dénonçant un prélèvement qu’il juge illégal et particulièrement grave dans le contexte du programme de gratuité de l’enseignement de base promu par le président Félix Tshisekedi.
Willy Mishiki a également évoqué la suspension récente du directeur national de la DINACOPE, Boniface Mbaka, qu’il considère comme une tentative de diversion. Selon lui, les éléments en possession de son équipe démontreraient clairement l’existence d’un système organisé autour du cabinet ministériel.
Face à la gravité des accusations, le député a exigé la démission de la ministre dans un délai de 48 heures et n’exclut pas des poursuites judiciaires. « Détourner l’argent des enseignants, c’est inacceptable », a-t-il conclu.
À ce stade, aucune réaction officielle de la ministre Raïssa Malu n’a encore été rendue publique.





