
Cyril Ramaphosa annonce le retrait progressif des troupes sud-africaines de la MONUSCO en RDC
L’Afrique du Sud met fin à sa participation militaire à la MONUSCO. Le président Cyril Ramaphosa a officiellement notifié l’ONU du retrait progressif des troupes sud-africaines déployées en République démocratique du Congo.
Un tournant majeur dans l’engagement sud-africain en RDC
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a officiellement annoncé la décision de son pays de mettre fin à sa participation militaire à la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).
Cette annonce a été faite à travers une correspondance adressée au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans laquelle Pretoria informe du retrait progressif de ses troupes actuellement déployées sur le territoire congolais.
### Une décision stratégique et politique
L’Afrique du Sud faisait partie des pays contributeurs de troupes engagés dans les opérations de maintien de la paix dans l’Est de la RDC, une région confrontée depuis plusieurs années à une instabilité persistante liée aux groupes armés.
Le retrait annoncé marque un changement stratégique important dans l’approche sud-africaine concernant la gestion des conflits régionaux et l’engagement militaire multilatéral.
### Quelles conséquences pour la MONUSCO ?
Cette décision intervient dans un contexte déjà sensible, alors que la MONUSCO fait face à :
- des critiques croissantes de la population congolaise,
- des appels répétés au retrait ou à la reconfiguration de la mission,
- et une insécurité persistante dans l’Est du pays.
Le départ progressif des troupes sud-africaines pourrait contraindre l’ONU à réajuster son dispositif sécuritaire ou à renforcer la contribution d’autres États membres.
### Un signal fort pour la région
L’annonce de Cyril Ramaphosa constitue un signal politique fort, susceptible d’influencer d’autres pays contributeurs de troupes. Elle relance également le débat sur l’efficacité des missions de maintien de la paix face aux réalités sécuritaires complexes de la RDC.
Pour Kinshasa, cette évolution pose la question du renforcement des capacités nationales de défense et de la redéfinition des partenariats sécuritaires régionaux et internationaux.





