
Retard des salaires : Judith Suminwa convoque une réunion économique d’urgence
Face au retard observé dans le paiement des salaires de janvier, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé une réunion extraordinaire de conjoncture économique à la Primature.
Une réunion d’urgence à la Primature
La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé une réunion extraordinaire de conjoncture économique à la Primature, en présence notamment du ministre des Finances Doudou Fwamba, des ministres du Budget et des Mines, ainsi que du gouverneur de la Banque centrale du Congo.
Cette rencontre de haut niveau intervient dans un contexte marqué par un retard dans le paiement des salaires du mois de janvier.
Des “ajustements techniques” évoqués
Selon le ministre des Finances, le décalage observé s’explique par :
« des ajustements techniques habituels en début d’année »
Il a également évoqué des « contraintes sécuritaires, imposant un paiement progressif ».
Doudou Fwamba a rappelé que :
« Tous les fonctionnaires de l’État savent qu’au premier trimestre de l’année, il existe un glissement dans les opérations de paie. »
Paiement prioritaire des catégories sensibles
Le ministre a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant que la situation économique reste sous contrôle et que le gouvernement dispose des ressources nécessaires pour honorer ses engagements.
Il a précisé que les catégories prioritaires ont été réglées avant le 28 janvier, notamment :
- Les Forces armées de la RDC
- La Police nationale congolaise
- Les enseignants DINACOPE à Kinshasa
Les médecins, quant à eux, ont été payés la semaine dernière.
La clôture complète des opérations de paiement des salaires est attendue dans un délai de 72 heures, selon les assurances du ministre des Finances.
Une situation suivie de près par le FMI
Cette réunion convoquée par la cheffe du gouvernement témoigne de l’importance accordée à la gestion de la masse salariale des fonctionnaires, dans un contexte où les finances publiques de la RDC sont suivies de près par le Fonds monétaire international (FMI).
Les explications fournies visent ainsi à dissiper les inquiétudes liées aux retards de paiement, souvent perçus par l’opinion comme un signe de fragilité budgétaire.
Le gouvernement affirme, de son côté, maintenir le cap sur la stabilité économique.





