
RDC : tensions à l’AFDC autour de Modeste Bahati Lukwebo et des dissidents
L’AFDC dénonce la réception de ses dissidents par l’Union sacrée et saisit Félix Tshisekedi pour faire respecter la légalité au sein de la plateforme.
RDC : tensions à l’AFDC autour de Modeste Bahati Lukwebo et des dissidents
Une nouvelle tension secoue l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), après la réception d’un groupe de dissidents par l’Union sacrée de la nation.
Une audience qui crée la polémique
Le groupe des frondeurs de l’AFDC a été reçu mardi dernier par le secrétariat permanent de l’Union sacrée, une initiative qui n’a pas été bien accueillie par la direction officielle du parti.
En réaction, l’AFDC a adressé un mémorandum au Président de la République, Félix Tshisekedi, dénonçant une violation des règles internes de la plateforme.
Une contestation de légitimité
Dans ce document, le parti conteste la reconnaissance de Otto Bahizi, présenté comme président dissident.
Selon l’AFDC, cette démarche va à l’encontre de la charte de l’Union sacrée, qui encadre les modalités de représentation des partis politiques membres.
Un appel à l’arbitrage du Chef de l’État
Le mémorandum insiste sur le rôle de Félix Tshisekedi en tant que garant de la légalité.
Le parti rappelle que seul le professeur Modeste Bahati Lukwebo est habilité à engager officiellement l’AFDC au sein de l’Union sacrée.
Il appelle ainsi à :
- ne pas cautionner des actes jugés illégaux
- garantir le respect des textes régissant les partis politiques
- préserver les droits et acquis de l’AFDC au sein de la plateforme
Des accusations croisées
De son côté, Otto Bahizi a défendu sa position après son audience avec André Mbata.
Il a notamment demandé la radiation de Modeste Bahati Lukwebo de l’Union sacrée, le qualifiant de « taupe » et l’accusant d’entretenir des relations ambiguës.
Un risque de fracture politique
Cette situation met en lumière les tensions internes au sein de l’AFDC et les défis de cohésion au sein de l’Union sacrée.
Avec un poids politique important — plusieurs députés nationaux, sénateurs et élus provinciaux — le parti craint que ces divisions ne fragilisent davantage la majorité au pouvoir.
Une crise à suivre
Alors que les tensions persistent, l’intervention du Chef de l’État pourrait être déterminante pour apaiser la situation et rétablir l’ordre au sein de la plateforme politique.





